Alors tu joues. Tu te joues.

"D'un ton glacial, il garde le silence. Les traits se détournent. Et toi, tu te retournes
vers ce passé, vers ce demain. Retentit la vaine interrogation, en écho à sa réponse.
Pourtant."
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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 11:08

Il ne faudra pas oublier. Ce jour-là. Et tous les autres.

Il ne faudra pas oublier. Ce jour-là. Et tous les autres.

- Autrefois, j'ai connu un type qui s'était fait construire un chemin de fer pour lui tout seul.
Dit-il.
-
Et le plus beau, c'est qu'il l'avait fait tout droit, des centaines de kilomètres sans un seul virage. Il y avait une raison à ça, d'ailleurs, mais je l'ai oubliée. On oublie toujours les raisons. Quoiqu'il en soit: adieu.

L
es conversations rieuses, il n'était pas vraiment tail pour. Et un adieu, c'est une conversation rieuse.

Ils les virent sloigner, sa valise et lui,
pour toujours.

# Posté le mardi 09 juin 2009 11:26

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 10:54

Affriolant.

Affriolant.
Sa naïveté désenchantée. Tu parles.










Suprématie du Paradoxe.
Fièvre de l'Apathie.
Aucune échappatoire.

# Posté le mercredi 04 février 2009 07:21

Modifié le mercredi 04 février 2009 12:31

"Tu t'en souviens?" À elle, à lui, à eux, à moi.

"Tu t'en souviens?" À elle, à lui, à eux, à moi.

Moi, cette histoire de tableaux, ça m'a toujours fait une drôle d'impression. Ils restent accrochés pendant des années et tout à coup, sans que rien se soit passé, j'ai bien dit rien, vlam, ils tombent, comme des pierres. Dans le silence le plus total, sans rien qui bouge autour, pas une mouche qui vole, et eux: vlam. Sans la moindre raison. Pourquoi à ce moment-là et pas à un autre? On ne sait pas. Vlam. Qu'est-ce qui est arrivé à ce clou pour que tout à coup il décide qu'il n'en peut plus? Aurait-il donc une âme, lui aussi, le pauvre malheureux? Peut-il décider quelque chose? Ça faisait longtemps qu'ils en parlaient, le tableau et lui, ils hésitaient encore un peu, ils en discutaient tous les soirs, depuis des années, et puis finalement ils se sont décidés pour une date, une heure, une minute, une seconde, maintenant, vlam. Ou alors ils le savaient depuis le début, tous les deux, ils avaient tout combiné entre eux, bon t'oublies pas que dans sept ans je lâche tout, t'inquiète pas, pour moi c'est bon, alors d'accord pour le 13 mai, d'accord, vers six heures, ah j'aimerais mieux six heures moins le quart, d'accord, allez bonne nuit, bonne nuit. Sept ans plus tard, le 13 mai, six heures moins le quart: vlam. Incompréhensible. C'est une de ces choses, il faut pas trop y penser, sinon tu sors de là, t'es fou. Quand le tableau se décroche. Quand tu te réveilles un matin à côté d'elle et que tu ne l'aimes plus. Quand tu ouvres le journal et tu lis que la guerre a éclaté, Quand tu vois un train et tu te dis "je me tire". Quand tu te regardes dans la glace et tu comprends que tu es vieux.

# Posté le vendredi 24 octobre 2008 14:46

Modifié le lundi 24 novembre 2008 15:51

C'était la maîtrise parfaite des émotions qui lui conférait cette splendeur.

C'était la maîtrise parfaite des émotions qui lui conférait cette splendeur.
Puisque j'écrirai un nouveau conte de fées *
^_^













It's over, baby.













Il n'y a plus rien à en dire à présent.
Jusqu'à ce que l'affaire bascule dans l'oubli.

# Posté le vendredi 29 août 2008 08:21

Modifié le vendredi 29 août 2008 09:06